Aix-en-Provence : la videosurveillance fait débat

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Hier, le large développement du dispositif de vidéoprotection a été voté par le conseil municipal

La videosurveillance n’est pas une « mode » de droite! Depuis quelque temps l’étiquette a changé et on parle de videoprotection, moins tape à l’œil, moins taillé dans le tout répressif. Et depuis, les socialistes ont cédé à cette mode.  C’est l’adjoint à la sécurité, Jules Susini, qui le dit : « En 2004, quand on a commencé à mettre en place le réseau, la vidéosurveillance, ça n’était pas à la mode. »

« Au début, j’étais réticent mais on est obligé d’admettre que ces caméras permettent de résoudre un certain nombre de délits. C’est pas l’idéal mais on peut difficilement s’en passer » glissait, pas trop fort, André Guinde. « Il ne faut pas que cet outil soit détourné à des fins de flicage par exemple », prévenait tout de même Jacques Agopian.

Les Verts, eux, se refusent encore et toujours à retourner leur veste, et abattent la carte « liberticide » puis le refrain « électoraliste ». « Je miserai plutôt sur de la police de proximité » balançait François Hamy, « vous faites du Sarkozysme. Il faut faire du chiffre, on est dans le mythe du risque zéro et on privilégie par là la portée électorale! » Le maire de fusiller sur le champ : « Vous ne me ferez pas culpabiliser de faire du Sarkozysme, je l’assume, je ne suis pas comme tous ces rats qui quittent le navire. » On a ensuite parlé gros sous.

La facture de la mise en place de ces 24 nouvelles caméras s’élèvera à près d’1,5 million d’euros. « Avec cette somme on fait tourner un centre social pendant un an » tentait Marie-José Valeta (Verts), puis on a évoqué les soldes envisageables : « Pourquoi n’a-t-on pas bénéficié de l’aide du fonds interministériel de prévention de la délinquance dès 2004 ? » harponnait François-Xavier de Peretti.

L’adjoint à la sécurité jurait qu’il allait s’atteler à récupérer une rétroactivité sur ces importants frais. Le Vert François Hamy insistait en affirmant que c’est le Front national qui engrange le bénéfice de ces frais pour le « tout sécuritaire ». « Mais Monsieur, c’est quand on ne fait rien, que le FN monte » s’étouffait l’élue à la petite enfance, Dahbia Draouzia. Durant les cantonales, beaucoup de gens nous ont dit qu’ils ont peur, la population demande des moyens. »

« Regardez, ça nous a par exemple permis d’arrêter un fou furieux qui était recherché par toutes les polices du sud-est » illustrait Maryse Joissains, tout en admettant que les caméras ne font pas tout, qu’il faut plusieurs moyens pour concourir à la sécurité. Avec trois votes « contre » (François Hamy, Hervé Guerrera, et Marie-José Valeta), la délibération a été adoptée. Après le centre ville, la mode de la vidéoprotection sera bientôt lancée dans les quartiers…

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